dimanche 20 mai 2012

VOEUX SANGLANTS (The Initiation, Larry STEWART, 1984)


 

Pas le temps aujourd'hui de rédiger un long article, mais je tenais quand même à partager avec vous ces Vœux sanglants qui attendent depuis un bon moment de vous être livrés. Un slasher typique des années 80, dont la réputation tend à se bonifier, au vu de nombreux commentaires enthousiastes sur l'imdb.
Pas un chef-d’œuvre, loin s'en faut, mais une bande sympa, typique de son époque. Pour nostalgiques des "sororités" et des coups de hache bien balancés. Et pour le plaisir de retrouver Vera MILES et Clu GULAGER.


Hadopiser ici, en VHSRip et V.F.


vendredi 18 mai 2012

LIEN RESTAURE


BLACK JOURNAL


ici
 Un repack est désormais disponible dans "l'Antre de l'horreur" !
N'hésitez pas à hadopiser ce chef-d’œuvre de préférence sur ce site

vendredi 4 mai 2012

MEMOIRES DU TEXAS (The Trip to Bountiful, Peter MASTERSON, 1985)



Carrie Watts (Geraldine PAGE) n'a qu'un souhait avant de mourir : revoir la petite ville de Bountiful, où elle naquit et passa les meilleures années de sa vie. Son fils Ludie (John HEARD) et sa belle-fille Jessie Mae (Carlin GLYNN), avec qui elle partage un petit appartement à Houston, refusent de la laisser partir ; le premier estime que sa santé chancelante ne l'autorise pas à faire le voyage, la seconde ne voit qu'une dépense inutile dans ce pèlerinage, et redoute de voir s'envoler la pension de la vieille dame. Après avoir été victime d'un malaise, Carrie décide de profiter de leur absence pour partir seule à Bountiful. Le film raconte son périple, rapidement contrarié par l'intervention de Ludie et de Jessie Mae.


Le rôle de Carrie Watts valut à Geraldine PAGE son premier Oscar après pas moins de huit nominations (voir la vidéo ici). Hélas, il fut aussi sa dernière interprétation : cette immense comédienne, peut-être la plus brillante de sa génération dans le cinéma et le théâtre américain, mourut d'une crise cardiaque quinze mois après la sortie du film.
Le scénario d'Horton FOOTE est une adaptation de sa propre pièce, créée à Broadway en 1953 par Lilian GISH et Eva Marie SAINT, et inspirée de sa dramatique télévisée diffusée un peu plus tôt dans l'année sur NBC-TV, avec les mêmes actrices.


Plutôt qu'un grand film, Mémoires du Texas est une ultime démonstration du prodigieux talent de son interprète, et mérite pour cette raison d'être redécouvert et d'occuper une place particulière dans le cœur des cinéphiles. La réalisation de Peter MASTERSON (Meurtres en nocturne ; Tennessee Valley) est purement fonctionnelle, et il faut bien avouer que le sujet, classique mais sympathique en soi, est traité avec beaucoup de mollesse, sans qu'aucun élément surprenant ne vienne dynamiser le déroulement d'une action prévisible, et sans que la psychologie des personnages soit fouillée en profondeur. Ce qui aurait pu être l'émouvant périple d'une vieille dame au tempérament bien trempé, s'avère une ode au conformisme où s'exprime une nostalgie de la ruralité bien américaine et quelque peu frelatée.
On regrette aussi que les partenaires de Geraldine PAGE ne soient jamais à la hauteur de sa prestation (exception faite de la charmante Rebecca DE MORNAY, très juste dans le rôle de la jeune voyageuse qui tient momentanément compagnie à Carrie Watts) : John HEARD est singulièrement indolent dans le rôle du fils, au contraire de Carlin GLYNN qui, incapable de trouver la note exacte, échoue à apporter quelque structure à son cabotinage.
Pourtant, un charme naphtaliné se dégage du film, auquel la photographie de Fred MURPHY, qui n'est pas sans évoquer les toiles d'Edward HOPPER, n'est sans doute pas étrangère.
Et puis, répétons-le, ce qui compte est Geraldine PAGE, dont la prestation, elle, est une fois de plus un pur chef-d’œuvre.


Hadopiser ici, en VHSRip (bonne qualité, hormis deux parasitages ultra-brefs au début) en VF (pas fameuse...)


samedi 28 avril 2012

SACRIFICES (The Laughing Dead, S.P. SOMTOW, 1989)


L'article qui suit fait partie d'un dossier que j'ai consacré à l'acteur-réalisateur et romancier Tim SULLIVAN dans le n°23 de Medusa Fanzine.



Le Père O'SULLIVAN (Tim SULLIVAN), protecteur des adolescents en difficulté, organise un voyage au Mexique à vocation ethnologique, devant se dérouler durant la fameuse Fête des Morts. Au cours du trajet, il retrouve une jeune femme dont il fut éperdument épris avant d'entrer dans les ordres, et dont l'enfant s'avère être le fils caché du prêtre. Parvenus à destination, les voyageurs se trouvent confrontés à une secte dirigée par le Docteur Um-Tzec (S.P. SOMTOW), adepte des vieux rites Aztèques et grand amateur de sacrifices humains. Le Père O'Sullivan, voulant exorciser une villageoise possédée par un démon, tombe lui-même sous l'emprise de l'esprit maléfique, et se met à dégommer consciencieusement ses compagnons de voyage.


Sorti en DVD au début des années 2000 dans l'anonymat le plus complet et à seule fin d'alimenter les bacs à solde, Sacrifices constitue une aimable surprise pour l'amateur de séries Z estampillées eighties. Ce mix invraisemblable des Oiseaux se cachent pour mourir et de Evil Dead, qui suscite la plus grande méfiance sur le papier et promet d'être ringardissime, est au final plutôt bien torché. Son premier intérêt est de se situer au sein de cette Fête des Morts mexicaine, si peu exploitée par le cinéma et pourtant si propice à susciter une atmosphère macabre et bariolée hautement photogénique.
Bien que disposant de moyens financiers hyper limités, S.P. SOMTOW (alias Somtow SUCHARITKUL) restitue avec talent, en courtes vignettes bien choisies, le climat baroque et putride qui baigne l'un des plus grands romans de la littérature britannique, Au-dessous du volcan de Malcolm LOWRY.


Pour le reste, le film bat le rappel de tous les poncifs du cinéma d'horreur en vigueur à l'époque : possession démoniaque débouchant sur une transformation spectaculaire (ici plutôt discrète, mais soignée), élimination systématique et métronomique des protagonistes, effets gores habilement répartis au fil du métrage, créature machiavélo-caoutchouteuse déboulant au climax. Si l'intrigue bat le clou, son illustration est sauvée par un ton et une mise en images cartoonesques propices à des délires assumés - ainsi cette scène qui voit le Père O'Sullivan, en pleine crise de possession, arracher le bras de l'un des voyageurs et le lui enfoncer profondément dans la gorge, ou le finale carrément dadaïste au cours duquel les héros survivants détruisent les forces du mal à l'issue d'un match de basket improvisé dans des catacombes !


La mise en scène de SOMTOW, le plus souvent fonctionnelle et routinière, s'offre néanmoins quelques flambées de violence et se distingue surtout par une vraie aptitude à tirer le meilleur parti des décors mis à disposition. En tant que comédien, notre homme n'est en revanche guère inspiré, et sa prestation vous vaudra sans doute quelques moments de franche rigolade.
Pour son premier rôle à l'écran, qui plus est en vedette, Tim SULLIVAN fait preuve d'une aisance étonnante. Il apporte à son personnage stéréotypé une réelle épaisseur humaine et une densité qui n'étaient certes pas indiquées dans le script. Sa présence n'est pas sans évoquer celle des jeunes premiers -- en l'occurrence un peu mûris... -- du cinéma hollywoodien des années 1950 ; on pense à un Tyrone POWER ou un Edmund PURDOM plus matures (à plus d'un titre, par son rôle et sa prestance, SULLIVAN rappelle le curé taré campé par PURDOM dans Horrible de Joe d'AMATO.)


Notons enfin que SOMTOW est un auteur de romans fantastiques populaire aux Etats-Unis. Ceux qui voudraient se faire une petite idée de son talent littéraire peuvent aller piocher dans le recueil de poèmes horrifiques pour enfants, Tous malades !, publié chez Bragelonne, où SOMTOW signe le texte le plus pervers et rentre-dedans, une sombre comptine narrant les sacrifices (encore !) commis sur leur famille par d'aimables bambins sataniques et vicelards.

Hadopiser ici, en DVDRip et V.F.

samedi 21 avril 2012