vendredi 15 juillet 2011

L'APPRENTI CRIMINEL (Apprentice to Murder, R.L. THOMAS, 1988)



Parallèlement à l'hadopisation de ce film, je vous propose de découvrir le long article que je lui ai consacré sur mon autre blog, FEARS FOR QUEERS.
(Attention ! Le texte contient des spoliers...)
HADOPISER ICI (TVRip et VF)


Extrait n°1 : Petite musique de nuit (signée Charles GROSS)...



Extrait n°2 : Exorcisme rustique...



mardi 12 juillet 2011

OUTBACK (a.k.a. Wake in Fright, Ted KOTCHEFF, 1971)





Si Rambo est sans contredit le film le plus connu du canadien Ted KOTCHEFF, son chef-d'œuvre demeure Outback, unanimement salué comme l'un des grands classiques du cinéma australien, bien que longtemps difficile d'accès tant dans son pays d'origine que dans le reste du monde. En France, il fut distribué en vidéo sous le titre Savane en 1983, mais ne connut qu'une diffusion confidentielle et reste largement à redécouvrir.



40 ans après sa réalisation, ce film brutal et désespérant n'a rien perdu de son impact et plonge le spectateur dans un malaise poisseux et éthylique d'une intensité imparable.
Un jeune instituteur (Gary BOND) en route vers Sydney où il doit passer ses congés, fait escale dans la ville de Bundanyabba, au beau milieu du désert australien. Confronté à une population de ploucs alcooliques et dégénérés, il se laisse entraîner dans une spirale de violence et d'abjection sous l'incitation de Doc Tydon (Donald PLEASENCE), le médecin local, intellectuel déchu et débraillé, qui entreprend de lui démontrer la précarité des notions de dignité, d'éducation et d'humanité.





Pour ce qui est du nihilisme et de la violence, Outback se situe au niveau des meilleurs PECKINPAH et anticipe sur le Délivrance de John BOORMAN. Comportements bestiaux, homosexualité larvée, dégénérescence morale, sont au menu d'une œuvre dominée par l'exceptionnelle prestation de Donald PLEASENCE en pathétique mais touchante épave entraînant le "héros" dans sa déchéance. Rarement un film aura-t-il à ce point exsudé la sueur et l'alcool, avec une simplicité de moyens aussi confondante. Pas d'effets de mise en scène ni de complaisance graphique : la réalisation sèche, dépouillée, va droit à l'essentiel et impose un climat putride à la limite du cauchemar, culminant dans l'hallucinante scène de la chasse aux kangourous, qui traumatisa à juste titre nombre de critiques.



Outback peut être vu comme le film de "rednecks" ultime, le sommet de la hicksploitation (films dépeignant les turpitudes de populations rurales arriérées), à égalité avec Massacre à la tronçonneuse (la comparaison s'impose dans plusieurs séquences), dont il se différencie néanmoins par son refus du baroquisme et du sensationnalisme. On pense également aux meilleurs westerns italiens (la scène d'ouverture est très léonienne, et l'argument général rappelle parfois le brillant Dernier face à face), même si toutes ces comparaisons s'avèrent accessoires en regard d'un film aussi profondément original et personnel.
A découvrir de toute urgence.





VHSRip (bonne qualité) et V.F. : ici.


Extrait : Un réveil difficile...



lundi 11 juillet 2011

WITCHFIRE (Vincent J. PRIVITERA, 1986)








Suite au décès de leur psychiatre favori, Shelley WINTERS et deux de ses copines se barrent de l'asile psychiatrique où elles sont internées. Elles se réfugient dans la maison délabrée où Shelley passa son enfance, et à laquelle elle foutit le feu jadis dans un accès de pyromanie. Là, elles entreprennent de faire revenir leur psy d'entre les morts au moyen de la magie noire. Un pékin égaré dans le secteur pour une partie de chasse est pris pour la réincarnation du cher disparu par notre trio d'allumées. Promptement ligoté et soumis à leurs inquiétantes lubies, il aura fort à faire pour se tirer de leurs griffes.




Ce tout petit film aussi ambitieux que bancal sortit chez nous en VHS sous le titre inspiré de Butcher (Le Boucher), mais pourrait tout aussi bien être rebaptisé Le Boulanger de Corneville ou L'Allumeur de réverbères, puisqu'on n'y rencontre pas plus d'équarrisseur de bovidés que de fabricant de banettes.
Il s'agit là d'un vanity project de Shelley WINTERS, qui en assura la production et s'offrit au passage l'un de ces rôles outrés qu'elle affectionnait tant. Le scénario embrasse plusieurs thèmes appétissants, tels que la folie, la sorcellerie et les méfaits de la gynocratie, mais n'en traite véritablement aucun. L'ensemble est plutôt languissant et ne tient debout qu'à cloche-patte, mais il s'en dégage néanmoins une atmosphère assez plaisante, largement redevable au charme nostalgique des inaboutissements.
Et puis, quand Shelley se déchaîne, on serait bien bégueule de faire la fine bouche (ou bien bébouche de faire la fine gueule...)






On appréciera également la sympathique composition de Paula SHAW, étonnant sosie féminin de Jack PALANCE, en Docteur Loomis du (très) pauvre.


Jack PALANCE emperruqué ?... Non, Mrs Paula SHAW en émule de Donald PLEASANCE.

Le film est hadopisable ici (nouveau lien), en VHSRip (qualité moyenne) et V.F.





Extrait : Retour à la maison





dimanche 10 juillet 2011

T'ES FOU, JERRY ! (Smorgasbord, Jerry LEWIS, 1983)





Il était normal que le film ayant inspiré son nom à ce blog s'y retrouve en hadopisation.
Voici donc T'es fou, Jerry !, dernière œuvre de Jerry LEWIS à ce jour, sur laquelle je ne m'étendrai pas, puisque j'en ai déjà parlé ici.
Je me bornerai à signaler qu'un récent visionnement du DVD zone 1 m'a permis de constater, à ma plus grande stupéfaction, que la version française est amputée de huit minutes, ce qui explique le caractère abrupt de certains gags qui m'avaient toujours semblé étrangement inaboutis. Des coupes qu'aucun critique ou commentateur n'avait mentionnées à l'époque de la sortie du film en notre beau pays, pourtant réputé être le plus connaisseur et respectueux de l'œuvre de LEWIS. Encore plus étonnant : l'auteur lui-même, qui se trouvait en France lorsque T'es fou, Jerry ! y fut distribué, ne fit aucune mention de ces tripatouillages... Bizarre, bizarre... et bien fâcheux...









Hadopiser ici, en VHSRip et VF.






Non, ce n'est pas le nouvel avatar de BBJane, mais Milton BERLE en drag.

Extrait n°1 : LEWIS, maître du comique conceptuel (et de l'humour "crypto-gay"...)



Extrait n°2 : New York, New York !