dimanche 8 janvier 2012

FOLIE CONTROLEE (The Keeper, T.Y. DRAKE, 1976)




 
Dans cette rareté canadienne sortie en vidéo au début des années 80 sous le titre Folie contrôlée, Christopher LEE est le directeur d'un asile d'aliénés qui pratique d'étranges expériences psychédéliques sur ses riches patients.
Je dois confesser n'avoir pas pigé grand-chose à l'intrigue, la faute à un manque d'attention constant, conjugué à la consommation de substances liquides euphorisantes. Il fallait bien ça pour me motiver à revisionner cette œuvrette languissante et parfaitement anonyme, dont on peut néanmoins sauver quelques dialogues extraordinairement tartignolles, et la composition en pilote automatique d'un LEE très appliqué à n'omettre aucun des rictus malfaisants qui ont fait sa gloire...
Le réalisateur T.Y. DRAKE est surtout connu pour avoir écrit le scénario du Monstre du train, avec Jamie Lee CURTIS.
Rien à ajouter... (et ça tombe bien, parce que j'ai pas le temps...)


Hadopiser, en VHSRip et V.F. :
1 - 2

Extrait 1 : Comment faire peur à Christopher LEE :

 

Extrait 2 : Une séance de "psychénalyse" :

jeudi 5 janvier 2012

MEDUSANT !

Grande nouvelle pour tous les bissophiles ! Notre ami Didier LEFEVRE, rédac' chef du fanzine "Médusa", partage désormais avec nous sa collection de films inédits en France ! Et pour connaître les trésors qu'il tient en réserve, je peux vous assurer qu'il y a vraiment de quoi se réjouir !...
C'est ici qu'on hadopise...


mercredi 4 janvier 2012

OU EST PASSEE MON IDOLE ? (My Favorite Year, Richard BENJAMIN, 1982)





Les années 1980 furent assez épineuses pour Peter O'TOOLE ; victime d'une réputation non usurpée d'intempérance et d'indiscipline, l'acteur tourna peu, essentiellement pour la télévision, ou dans des œuvrettes fort oubliables. La décennie avait pourtant bien commencé pour lui avec Le Diable en boîte (on en trouve une très bonne copie chez nos amis de "La Caverne des Introuvables"), dont le tournage ne fut pas une sinécure et qui connut quelques vicissitudes de production, mais qui se taille au fil du temps un vrai statut de film culte. O'TOOLE s'y montrait en bien meilleure forme que dans sa précédente prestation en Tibère syphilitique, bubonneux et cramé par l'alcool (tout comme son interprète), dans le Caligula de Tinto BRASS et Bob GUCCIONE.
Après un passage à la télévision pour la mini-série Masada, il enchaîna avec Où est passée mon idole ?, qui, comme le film de Richard RUSH, situe son intrigue dans le milieu des studios hollywoodiens. Ici, ce sont ceux de la télé qu'explore le cinéaste et comédien Richard BENJAMIN, manifestement en proie à un accès de nostalgie aigu des grandes années de Tinseltown -- comme beaucoup de ses confrères de l'époque, si l'on en juge par le nombre de "métafilms" tournés à la fin des seventies et au début des eighties, et évoquant la grandeur passée des studios.




O'TOOLE incarne ici un mélange d'Errol FLYNN et de lui-même : Alan Swann est une ancienne star du cinéma d'aventures et de "cape et d'épée", que les producteurs boudent en raison de son alcoolisme et de ses exploits donjuanesques un peu embarrassants. L'un de ses admirateurs, Benjy Stone (Mark LINN-BAKER), grouillot dans un studio de télévision, parvient à le faire engager en guest star dans un show comique populaire. Ce retour à l'écran est rapidement compromis par le comportement ingérable de Swann, dont l'ego surdimensionné cache un profond manque de confiance en lui-même.



L'intrigue et la tonalité générale du film (produit par Mel BROOKS) évoquent souvent l'excellent Ennemis comme avant d'Herbert ROSS, où apparaissait justement le réalisateur Richard BENJAMIN dans le rôle d'un impresario tentant de relancer la carrière d'un duo de vieux comiques acariâtres. Mais le traitement du sujet est ici beaucoup moins acerbe et, avouons-le, moins percutant, les scénaristes optant pour un humour assez conventionnel et attendu, sans retrouver jamais la flamboyance et la causticité des dialogues de Neil SIMON -- auteur de la pièce adaptée par ROSS.
C'est finalement le casting qui constitue le principal attrait de l’œuvre ; on appréciera la prestation très auto-parodique d'O'TOOLE, beaucoup plus concerné et investi que dans les productions auxquelles il prêtera son concours dans la suite de la décennie ; on est également heureux de retrouver la délicieuse (et aujourd’hui trop rare) Jessica HARPER, et l'on prend un vrai plaisir aux caméos de Cameron MITCHELL (très drôle en mafioso plus ou moins calqué sur Jimmy HOFFA), de Lou JACOBI et des truculentes Annette ROBYNS et Selma DIAMOND (à noter également une brève apparition de Gloria STUART, ex-fiancée de L'Homme invisible qui devint la Rose âgée de Titanic).
Le film fut porté à la scène en 1992 sous forme de comédie musicale -- qui fit un bide. Le rôle d'Alan Swann y était repris par... Tim CURRY, le Frank-N-Furter du Rocky Horror Picture Show.


Hadopiser ici, en VHSRip en V.F.

Extrait :

dimanche 1 janvier 2012

BONNE ANNEE !

A tous les amis du blog, mes meilleurs vœux pour 2012,
et mes remerciements pour votre fidélité, vos commentaires et votre soutien.


dimanche 25 décembre 2011

EARTHA KITT - C'EST SI BON, Live in Tivoli




Il y a trois ans aujourd'hui disparaissait Eartha KITT, l'une des très grandes dames de la chanson américaine, et actrice occasionnelle de grand talent (elle fut une mémorable Catwoman dans la série Batman). Si le public français se souvient surtout d'elle comme d'une redoutable "cougar" dont le ronronnement carnassier ébranla le Top 50 dans les années 80 avec une poignée de tubes discos, ses compatriotes n'ignorent pas que cette image tapageusement parodique ne fut qu'une brève étape dans une carrière d'une richesse inconsummensurable, qui fit d'elle une authentique légende du jazz, de l'easy listening, et de la comédie musicale.


J'ai décidé de lui rendre hommage aujourd'hui en vous proposant cet enregistrement d'un concert bien représentatif du talent de Miss KITT, où sa vitalité, son humour, et ses délirantes capacités vocales s'expriment dans toute leur splendeur. Je partagerai avec vous quelques autres pépites de sa discographie au cours des mois à venir...
Passez de bonnes fêtes, et... à l'année prochaine !...



Hadopiser ici.


samedi 24 décembre 2011

FROID COMME LA MORT (Dead of Winter, Arthur PENN, 1987)





Je ne pensais pas avoir l'occasion de m'occuper du blog avant le Nouvel An, mais un changement d'emploi du temps me permet de poster plus tôt que prévu (juste à point pour le déposer au pied du sapin) le formidable Froid comme la mort d'Arthur PENN, le "film hivernal" absolu, à mes yeux.
Thriller gothique enseveli sous le mépris de la critique -- et sous des kilos de neige --, Froid comme la mort est l'avant-dernier film (pour le cinéma, car il signa deux téléfilms par la suite) de l'auteur de Bonnie and Clyde, et l'un des joyaux de sa filmographie. Les grincheux l'accusèrent d'être un pur produit commercial, et pointèrent d'un doigt furibond son script roublard et fourmillant d'invraisemblances. Oui, bon... et alors ?... La mécanique n'en est pas moins redoutablement efficace, l'atmosphère expertement rendue (je vous assure qu'on a froid en regardant ce film, au point de se choper la crève !), et l'interprétation au-dessus de tout éloge.
Mary STEENBURGEN est impeccable, comme à son habitude, en actrice au chômage conviée par un psychiatre excentrique et son fidèle domestique à effectuer un screen test dans une demeure isolée au milieu des congères. Elle ne tarde pas à comprendre qu'elle a mis le doigt (c'est le cas de l'écrire, puisqu'elle en perd un dans l'aventure) dans un engrenage diabolique à base de chantage, de meurtre, et de séquestration...






C'est surtout le couple formé par Roddy McDOWALL et Jan RUBES qui emporte le morceau et monopolise l'attention du spectateur ; un couple "crypto-gay" par excellence, lié par le goût de la machination perverse et par un plaisir commun à tenir des rôles hiérarchiquement codifiés dans des rapports qui ont tout de la vieille complicité amoureuse. McDOWALL s'en donne à cœur joie en majordome stylé et cauteleux, dissimulant sa follitude sous le raffinement du larbin quatre étoiles. Jan RUBES est la grande révélation du film ; ce comédien d'origine tchèque campe un "méchant" intellectuel et racé dans la grande tradition de l'épouvante gothique, et aurait pu s'imposer sans peine comme le successeur d'un Vincent PRICE, si les cinéastes lui avaient confié plus de rôles dans ce registre. Hélas, seul l'excellent Blood Relations (tourné l'année suivante et fort inspiré par le climat du film de PENN) lui offrit l'opportunité de fignoler une composition similaire.







Ne vous laissez pas berner par l'opinion méprisante des plumitifs mal embouchés (même COURSODON et TAVERNIER qualifient le film de "thriller artificiel" et estiment que PENN "tombe ici dans la pratique servile et littérale d'un sous-genre des plus douteux"). Qu'on le veuille ou non, Froid comme la mort demeure l'un des meilleurs thrillers des années 80.

Trailer :


Hadopiser (nouveaux liens RS), en DVDRip et V.O.S.T. :
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dimanche 18 décembre 2011

A CHRISTMAS STORY (Bob Clark, 1983)






Joyeuses fêtes à vous !
Je n'ai malheureusement pas le temps d'écrire un long post aujourd'hui,

mais le merveilleux film de Bob CLARK se passe de commentaires...
Je vous en souhaite une bonne (re)découverte...







Extrait : Du danger de trop emmitoufler sa progéniture en hiver...



Hadopiser ici (DVDRip, V.O.S.T.)