LE SERGENT
jeudi 7 juin 2012
samedi 2 juin 2012
LE JUSTICIER SOLITAIRE (Getting Even, Harry KERWIN, 1977)
"Jim CURRY", à gauche
Sortie en vidéo dans les années 80 sous le label Scherzo, cette bande assez médiocre bénéficia d'un petit battage dans la presse spécialisée et les fanzines de l'époque, qui la présentèrent comme une expérience ultime dans le domaine de la violence et de l'exploitation. C'était faire une montagne d'un mamelon, l’œuvrette se signalant surtout par une vulgarité outrancière et un grand lymphatisme scénaristique. Doublés en français avec une volonté marquée de surenchérir dans le graveleux, les dialogues prennent une dimension hallucinante de grossièreté et de bêtise, comme si les traducteurs s'étaient évertués à épuiser tout le catalogue des obscénités à l'usage du plouc de base. Pour le reste, le film reprend le schéma popularisé par Un Justicier dans la ville : agressions d'innocents, carences judiciaires, et vengeance d'un quidam pas du tout destiné à provoquer un bain de sang. Ici, c'est un étudiant en droit (Chris MULKEY, revu entre autres dans Rambo et la série Twin Peaks) qui dégomme l'un après l'autre les quatre salopards ayant violé et tué sa sœur, ainsi qu'une palanquée d'autres donzelles.
Le réalisateur Harry KERWIN, mort en 1979 à l'âge de 48 ans, fut l'un des spécialistes du nudie floridien dans les années 60.
Le producteur et co-scénariste Wayne CRAWFORD (sous le pseudonyme de Scott LAWRENCE) tient le rôle du chef des violeurs avec un réalisme inquiétant :
Jim CARREY montre fugitivement ses fesses, tout le casting féminin exhibe joyeusement ses nibards, et à la question : "Tu sais que je l'adore, ton zizi ?" posée par sa meuf, Wayne CRAWFORD répond avec à-propos : "Oui ? Alors ferme-la, salope, et viens me faire un pompier !"
Vous voyez le genre ?...
(Notez que faire un pompier en la fermant doit demander une rare habileté...)
(Notez que faire un pompier en la fermant doit demander une rare habileté...)
Hadopiser ici, en VHSRip et V.F. (qualité moyenne, mais c'est du rare...)
Extrait : Les débuts de "Jim CURRY" :
dimanche 27 mai 2012
dimanche 20 mai 2012
VOEUX SANGLANTS (The Initiation, Larry STEWART, 1984)
Pas un chef-d’œuvre, loin s'en faut, mais une bande sympa, typique de son époque. Pour nostalgiques des "sororités" et des coups de hache bien balancés. Et pour le plaisir de retrouver Vera MILES et Clu GULAGER.
Hadopiser ici, en VHSRip et V.F.
vendredi 18 mai 2012
LIEN RESTAURE
vendredi 4 mai 2012
MEMOIRES DU TEXAS (The Trip to Bountiful, Peter MASTERSON, 1985)
Carrie Watts (Geraldine PAGE) n'a qu'un souhait avant de mourir : revoir la petite ville de Bountiful, où elle naquit et passa les meilleures années de sa vie. Son fils Ludie (John HEARD) et sa belle-fille Jessie Mae (Carlin GLYNN), avec qui elle partage un petit appartement à Houston, refusent de la laisser partir ; le premier estime que sa santé chancelante ne l'autorise pas à faire le voyage, la seconde ne voit qu'une dépense inutile dans ce pèlerinage, et redoute de voir s'envoler la pension de la vieille dame. Après avoir été victime d'un malaise, Carrie décide de profiter de leur absence pour partir seule à Bountiful. Le film raconte son périple, rapidement contrarié par l'intervention de Ludie et de Jessie Mae.
Le rôle de Carrie Watts valut à Geraldine PAGE son premier Oscar après pas moins de huit nominations (voir la vidéo ici). Hélas, il fut aussi sa dernière interprétation : cette immense comédienne, peut-être la plus brillante de sa génération dans le cinéma et le théâtre américain, mourut d'une crise cardiaque quinze mois après la sortie du film.
Le scénario d'Horton FOOTE est une adaptation de sa propre pièce, créée à Broadway en 1953 par Lilian GISH et Eva Marie SAINT, et inspirée de sa dramatique télévisée diffusée un peu plus tôt dans l'année sur NBC-TV, avec les mêmes actrices.
Le scénario d'Horton FOOTE est une adaptation de sa propre pièce, créée à Broadway en 1953 par Lilian GISH et Eva Marie SAINT, et inspirée de sa dramatique télévisée diffusée un peu plus tôt dans l'année sur NBC-TV, avec les mêmes actrices.
Plutôt qu'un grand film, Mémoires du Texas est une ultime démonstration du prodigieux talent de son interprète, et mérite pour cette raison d'être redécouvert et d'occuper une place particulière dans le cœur des cinéphiles. La réalisation de Peter MASTERSON (Meurtres en nocturne ; Tennessee Valley) est purement fonctionnelle, et il faut bien avouer que le sujet, classique mais sympathique en soi, est traité avec beaucoup de mollesse, sans qu'aucun élément surprenant ne vienne dynamiser le déroulement d'une action prévisible, et sans que la psychologie des personnages soit fouillée en profondeur. Ce qui aurait pu être l'émouvant périple d'une vieille dame au tempérament bien trempé, s'avère une ode au conformisme où s'exprime une nostalgie de la ruralité bien américaine et quelque peu frelatée.
On regrette aussi que les partenaires de Geraldine PAGE ne soient jamais à la hauteur de sa prestation (exception faite de la charmante Rebecca DE MORNAY, très juste dans le rôle de la jeune voyageuse qui tient momentanément compagnie à Carrie Watts) : John HEARD est singulièrement indolent dans le rôle du fils, au contraire de Carlin GLYNN qui, incapable de trouver la note exacte, échoue à apporter quelque structure à son cabotinage.
Pourtant, un charme naphtaliné se dégage du film, auquel la photographie de Fred MURPHY, qui n'est pas sans évoquer les toiles d'Edward HOPPER, n'est sans doute pas étrangère.
Et puis, répétons-le, ce qui compte est Geraldine PAGE, dont la prestation, elle, est une fois de plus un pur chef-d’œuvre.
On regrette aussi que les partenaires de Geraldine PAGE ne soient jamais à la hauteur de sa prestation (exception faite de la charmante Rebecca DE MORNAY, très juste dans le rôle de la jeune voyageuse qui tient momentanément compagnie à Carrie Watts) : John HEARD est singulièrement indolent dans le rôle du fils, au contraire de Carlin GLYNN qui, incapable de trouver la note exacte, échoue à apporter quelque structure à son cabotinage.
Pourtant, un charme naphtaliné se dégage du film, auquel la photographie de Fred MURPHY, qui n'est pas sans évoquer les toiles d'Edward HOPPER, n'est sans doute pas étrangère.
Et puis, répétons-le, ce qui compte est Geraldine PAGE, dont la prestation, elle, est une fois de plus un pur chef-d’œuvre.
Hadopiser ici, en VHSRip (bonne qualité, hormis deux parasitages ultra-brefs au début) et VF (pas fameuse...)
mardi 1 mai 2012
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