On peut émettre de sérieuses réserves sur le fait que ces productions soient supérieures aux films de CORMAN : il s'agit de simples captations vidéo de monologues de PRICE, filmées en studio de façon très sommaire. Mais le grand comédien y donne une formidable leçon d'art dramatique -- et de cabotinage effréné.
mardi 26 juin 2012
AN EVENING OF EDGAR ALLAN POE (Kenneth JOHNSON, 1970)
On peut émettre de sérieuses réserves sur le fait que ces productions soient supérieures aux films de CORMAN : il s'agit de simples captations vidéo de monologues de PRICE, filmées en studio de façon très sommaire. Mais le grand comédien y donne une formidable leçon d'art dramatique -- et de cabotinage effréné.
jeudi 14 juin 2012
COUP DOUBLE (Tough Guys, Jeff KANEW, 1986)
Je me fais un petit plaisir aujourd'hui en partageant avec vous un film qui enchanta mon adolescence de cinéphile nourrie au lait de "La Dernière séance" et du cinéma américain des années 50. En 1986, aller voir en salle un nouveau film du tandem Kirk DOUGLAS / Burt LANCASTER n'était pas chose courante et promettait un bain de nostalgie particulièrement bienfaisant. Les deux comédiens n'avaient plus partagé l'affiche depuis 10 ans et Victoire à Entebbe, et il fallut l'initiative d'un de leurs admirateurs, le cinéaste Jeff KANEW, pour les convaincre (sans trop d'efforts) de refaire équipe comme au temps glorieux de Règlement de comptes à O.K. Corral et de Sept jours en mai.
Le film qui en résulta est une œuvre d'amour, l'hommage d'un jeune réalisateur à deux de ses idoles et à leur mythologie personnelle, que les scénaristes James ORR et Jim CRUICKSHANK connaissaient manifestement sur le bout des doigts.
Comme l'écrivait Roland LACOURBE dans l'ouvrage qu'il consacra à Burt LANCASTER peu après la sortie du film en France (Edilig, 1987), "les amateurs peuvent ainsi s'amuser, tout à loisir, à décrypter les différentes péripéties du film, jalons d'une parodie savamment orchestrée de leurs carrières respectives et de leurs tics et particularités les plus typiques (l'éclatant sourire de l'un, la célèbre fossette de l'autre)."
Les compères incarnent Harry Doyle (LANCASTER) et Archie Long (DOUGLAS), deux gangsters libérés du pénitencier après y avoir purgé trente ans de détention pour le détournement d'un train, le "Gold Coast Flyer". Leur agent de tutelle, qui leur voue un culte fervent, tente de les aider à se réinsérer dans la société moderne. Maison de retraite et romance crépusculaire pour Harry, petits boulots et liaison éreintante avec une jeune beauté pour Archie, et pour l'un comme pour l'autre, difficultés à s'adapter à une société qui leur semble devenue folle. Très vite, ne supportant plus l'inaction, ils décident de s'offrir un ultime coup d'éclat : attaquer à nouveau le "Gold Coast Flyer" dont on annonce le dernier voyage.
KANEW fustige avec entrain les travers et lubies de l'époque contemporaine -- ou plus précisément des années 80, dont le film présente une peinture à la fois caustique et fidèle --, tels que "la manie de l'aérobic, le sexisme à tous crins, la déconcertante mode 'branchée', la crasse et la violence des grandes métropoles, les fast foods et leur clientèle d'affreux jojos, la pollution sonore..." (LACOURBE)
L'ensemble est certes un brin réac, mais ne manque ni de lucidité, ni d'humour. Le rythme est impeccable, et le casting constitue un rêve de cinéphile : outre nos deux monstres sacrés, nous retrouvons Alexis SMITH, jadis starlette de la Warner, en ancienne flamme avec laquelle renoue LANCASTER ; Charles DURNING en flic acharné à coffrer ceux qu'il avait fait mettre sous les verrous trente ans plus tôt (mais qu'il admire secrètement) ; et surtout Eli WALLACH, absolument époustouflant dans le rôle d'un tueur à gages bigleux et ordurier qui poursuit inlassablement les deux hommes pour les éliminer, en vertu d'un vieux contrat jamais honoré.
Du plaisir pur, à ne pas bouder...
Ah, j'allais oublier ! Si LANCASTER, célèbre pour son sourire carnassier, exhibe fièrement ses dents pour prouver qu'il ne lui en manque aucune, DOUGLAS demeure pour sa part fidèle à sa chère habitude de nous montrer son cul. Que voulez-vous, on ne se refait pas...
jeudi 7 juin 2012
samedi 2 juin 2012
LE JUSTICIER SOLITAIRE (Getting Even, Harry KERWIN, 1977)
"Jim CURRY", à gauche
Sortie en vidéo dans les années 80 sous le label Scherzo, cette bande assez médiocre bénéficia d'un petit battage dans la presse spécialisée et les fanzines de l'époque, qui la présentèrent comme une expérience ultime dans le domaine de la violence et de l'exploitation. C'était faire une montagne d'un mamelon, l’œuvrette se signalant surtout par une vulgarité outrancière et un grand lymphatisme scénaristique. Doublés en français avec une volonté marquée de surenchérir dans le graveleux, les dialogues prennent une dimension hallucinante de grossièreté et de bêtise, comme si les traducteurs s'étaient évertués à épuiser tout le catalogue des obscénités à l'usage du plouc de base. Pour le reste, le film reprend le schéma popularisé par Un Justicier dans la ville : agressions d'innocents, carences judiciaires, et vengeance d'un quidam pas du tout destiné à provoquer un bain de sang. Ici, c'est un étudiant en droit (Chris MULKEY, revu entre autres dans Rambo et la série Twin Peaks) qui dégomme l'un après l'autre les quatre salopards ayant violé et tué sa sœur, ainsi qu'une palanquée d'autres donzelles.
Le réalisateur Harry KERWIN, mort en 1979 à l'âge de 48 ans, fut l'un des spécialistes du nudie floridien dans les années 60.
Le producteur et co-scénariste Wayne CRAWFORD (sous le pseudonyme de Scott LAWRENCE) tient le rôle du chef des violeurs avec un réalisme inquiétant :
Jim CARREY montre fugitivement ses fesses, tout le casting féminin exhibe joyeusement ses nibards, et à la question : "Tu sais que je l'adore, ton zizi ?" posée par sa meuf, Wayne CRAWFORD répond avec à-propos : "Oui ? Alors ferme-la, salope, et viens me faire un pompier !"
Vous voyez le genre ?...
(Notez que faire un pompier en la fermant doit demander une rare habileté...)
(Notez que faire un pompier en la fermant doit demander une rare habileté...)
Hadopiser ici, en VHSRip et V.F. (qualité moyenne, mais c'est du rare...)
Extrait : Les débuts de "Jim CURRY" :
dimanche 27 mai 2012
dimanche 20 mai 2012
VOEUX SANGLANTS (The Initiation, Larry STEWART, 1984)
Pas un chef-d’œuvre, loin s'en faut, mais une bande sympa, typique de son époque. Pour nostalgiques des "sororités" et des coups de hache bien balancés. Et pour le plaisir de retrouver Vera MILES et Clu GULAGER.
Hadopiser ici, en VHSRip et V.F.
vendredi 18 mai 2012
LIEN RESTAURE
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