Pour une analyse complète de cette rareté, voir sur mon site MEIN CAMP...
mercredi 27 février 2013
samedi 23 février 2013
BLOOD AND LACE (Philip S. GILBERT, 1971) V.O.
Blood and Lace
(Philip S. Gilbert, 1971), bande typique de la libéralisation du
cinéma indépendant en matière d’horreur et d’abjections, fait
de Gloria Grahame la directrice timbrée d’un orphelinat, qui
n’hésite pas à faire trucider puis cryogéniser les pensionnaires
tentant de s’échapper, afin de continuer à toucher les
allocations du comté. Elle conserve de la même façon le corps de
son mari, dans l’espoir de le ramener un jour à la vie. Son
personnage n’est toutefois qu’une figure secondaire dans une
intrigue où se rencontrent détective pédophile et incestueux,
jeune fille psychologiquement dérangée, rôdeur masqué et tueur au
marteau. Cette bande brutale et longtemps oubliée des
fantasticophiles exerça sans nul doute une influence souterraine sur
les shashers
des
seventies
: sa scène d'ouverture en caméra subjective annonce avec sept ans
d'avance le prologue du Halloween
de John Carpenter (1978), tandis que le tueur au visage brûlé et au
pull à rayures semble avoir inspiré Freddy Krueger. En référence
au climat concentrationnaire de l’orphelinat et à sa monstrueuse
directrice, un critique a qualifié ce film de « Ilsa
du slasher »(1),
ce qui n’est peut-être pas infondé.
(1) En référence à Ilsa, la louve des S.S., le célèbre nazisploitation de Don Edmonds.
Attention : V.O. sans sous-titres, provenant du défunt site Froggy Flix
mercredi 13 février 2013
ONE FATAL HOUR (aka TWO AGAINST THE WORLD, William McGann, 1936)
Peu scrupuleux, le propriétaire d'une station de radio qui sacrifie la qualité à l'intérêt commercial, diffuse un feuilleton inspiré d'une histoire d'assassinat remontant à vingt ans. Martha Carstairs (Helen MacKELLAR), accusée du crime, a été innocentée par le jury. Mariée, elle n'a jamais parlé du passé à sa fille Edith (Linda PERRY), fiancée à Malcolm Sims (Carlyle MOORE Jr), fils d'un riche industriel. Le scandale provoqué par l'émission a pour conséquence de révéler la véritable identité de Martha et provoque la rupture des fiançailles. Le directeur de la station, Sherry Scott (Humphrey BOGART), qu'encourage sa secrétaire Alma Ross (Beverly ROBERTS), est en désaccord avec le propriétaire ; mais ils sont en minorité...
lundi 4 février 2013
ILE DE FURIE (Isle of Fury, Frank McDONALD, 1936)
Humphrey BOGART arbore la moustache d'Errol FLYNN et affronte une pieuvre géante dans ce charmant petit film (une soixantaine de minutes) adaptant un roman de Somerset MAUGHAM. Pour Bogartophiles complétistes.
mercredi 30 janvier 2013
DJANGO UNCHAINED (Quentin TARANTINO, 2012)
Ne cherchez pas un lien d'hadopisation : y en a pas (faut pas pousser, quand même !...) Il ne s'agit que d'une petite critique, comme ça, en passant...
Autant qu'un hommage au western
européen, Django Unchained est un slavesploitation pur jus,
avec son lot de complaisances et d'équivoques. La dénonciation de
l'esclavagisme n'y est, comme souvent, que prétexte à un
déballage de cruautés tour à tour vigoureuses et racées. Je
lis un peu partout qu'il s'agit d'une « œuvre de maturité »
pour TARANTINO (un film enfin engagé !), mais je n'y vois
guère de différence, dans la forme et le ton, avec ses précédents travaux. Django Unchained serait même, à mon sens, plutôt moins
abouti, plus inégal et délayé qu'Inglourious Basterds. La dernière
demi-heure n'apporte que redondance à une
violence ayant connu son apothéose lors de la grande scène de
fusillade, véritablement anthologique. Deux apothéoses, c'est une
de trop, et le cinéaste finit par affadir ce qui fait le sel de son
œuvre : l'accouplement de la violence et de la jubilation, honni des
moralistes et des censeurs. On reste froid, voire un peu harassé,
devant un finale dont le baroquisme se dilue
dans la redite.
On a peu souligné ce qui faisait
l'audace d'Inglourious Basterds : la violence, préoccupation
centrale, et presque raison d'être, du cinéma de TARANTINO, y était curieusement légitimée
par le fait qu'elle s'exerçait essentiellement à l'encontre de
nazis. Le cinéaste y renversait les codes de la nazisploitation,
autorisant le spectateur à applaudir sans état d'âme aux exactions
perpétrées par les « bâtards » sur plus bâtards
qu'eux. Tout à leur euphorie catharsique, public et critiques en
oublièrent de pointer l’inexpiable tare associée aux productions
tarantinesques : leur exaltation de l'horreur.
Dans Django Unchained, la violence s'abat aussi bien sur les bourreaux que sur leurs victimes, sur les maîtres que sur les esclaves. Elle fait feu de tout bois et bouillie de toute chair. Mais ses manifestations les plus coupablement grisantes, celles dont la complaisance devrait faire matière à débat, conservent la même justification : l'accomplissement de la vengeance. Le film n'interroge pas au-delà les conditions de notre faculté à prendre plaisir au spectacle de la barbarie. C'est peut-être tant mieux, et c'est sans doute en cela qu'il s'avère glorieusement irresponsable, contrairement aux allégations de maturité que j'évoquais plus haut. C'est cette irresponsabilité qui fait de TARANTINO l'un des auteurs les plus euphorisants et inventifs du cinéma américain actuel ; il serait dommage qu'il s'en départisse. Elle présente pourtant son revers dans Django Unchained. L'accumulation des paroxysmes provoque au bout du compte une certaine langueur, et l'on se prend à être excédé par la répétition de débordements opératiques qui, en eux-mêmes, ne sont pourtant pas sans beauté.
Il s'en faut donc d'une trentaine de minutes pour que le film soit un chef-d'œuvre. Pour le reste, on y retrouve les dons superlatifs du cinéaste : sa gestion magistrale des moments d'étirement précédant l'explosion de la violence (la scène du dîner) ; son incomparable direction d'acteurs, par laquelle il obtient des performances inoubliables d'interprètes peu stimulants (Leonardo DiCAPRIO, Lee HORSLEY, et surtout Don JOHNSON), et des compositions sidérantes de comédiens chevronnés (Samuel L. JACKSON, proprement monstrueux en domestique Noir raciste et dominateur, sorte de Mister Hyde de l'Uncle Ben's, dont il s'est fait la tête) ; son humour décalé (le débat sur les trous de cagoules chez les membres du Ku Klux Klan) ; enfin, et surtout, sa faculté à régénérer les artefacts d'une large culture cinéphilique, et à les faire définitivement siens (le générique d'ouverture en est un parfait exemple : la mélodie de Luis Enriquez BACALOV pour le Django de Sergio CORBUCCI prend soudain des accents insoupçonnés de gospel, par la grâce des images qui lui sont associées, et sera désormais inséparable du film de TARANTINO).
La bande-annonce :
Dans Django Unchained, la violence s'abat aussi bien sur les bourreaux que sur leurs victimes, sur les maîtres que sur les esclaves. Elle fait feu de tout bois et bouillie de toute chair. Mais ses manifestations les plus coupablement grisantes, celles dont la complaisance devrait faire matière à débat, conservent la même justification : l'accomplissement de la vengeance. Le film n'interroge pas au-delà les conditions de notre faculté à prendre plaisir au spectacle de la barbarie. C'est peut-être tant mieux, et c'est sans doute en cela qu'il s'avère glorieusement irresponsable, contrairement aux allégations de maturité que j'évoquais plus haut. C'est cette irresponsabilité qui fait de TARANTINO l'un des auteurs les plus euphorisants et inventifs du cinéma américain actuel ; il serait dommage qu'il s'en départisse. Elle présente pourtant son revers dans Django Unchained. L'accumulation des paroxysmes provoque au bout du compte une certaine langueur, et l'on se prend à être excédé par la répétition de débordements opératiques qui, en eux-mêmes, ne sont pourtant pas sans beauté.
Il s'en faut donc d'une trentaine de minutes pour que le film soit un chef-d'œuvre. Pour le reste, on y retrouve les dons superlatifs du cinéaste : sa gestion magistrale des moments d'étirement précédant l'explosion de la violence (la scène du dîner) ; son incomparable direction d'acteurs, par laquelle il obtient des performances inoubliables d'interprètes peu stimulants (Leonardo DiCAPRIO, Lee HORSLEY, et surtout Don JOHNSON), et des compositions sidérantes de comédiens chevronnés (Samuel L. JACKSON, proprement monstrueux en domestique Noir raciste et dominateur, sorte de Mister Hyde de l'Uncle Ben's, dont il s'est fait la tête) ; son humour décalé (le débat sur les trous de cagoules chez les membres du Ku Klux Klan) ; enfin, et surtout, sa faculté à régénérer les artefacts d'une large culture cinéphilique, et à les faire définitivement siens (le générique d'ouverture en est un parfait exemple : la mélodie de Luis Enriquez BACALOV pour le Django de Sergio CORBUCCI prend soudain des accents insoupçonnés de gospel, par la grâce des images qui lui sont associées, et sera désormais inséparable du film de TARANTINO).
On se doit donc de saluer Django
Unchained comme un objet rare et précieux : un film qui redonne goût
au cinéma américain, en lui restituant (parfois) l'un de ses plus beaux
paradoxes : sa rigueur juvénile.
La musique de Luis Enriquez BACALOV :
La musique de Luis Enriquez BACALOV :
La bande-annonce :
samedi 26 janvier 2013
LE CERCLE DE SANG (Berserk !, Jim O'CONNOLLY, 1967)
Un petit classique Camp où Joan CRAWFORD montre ses cuisses de sexagénaire alerte, s'envoie un Ty HARDIN d'une trentaine d'années son cadet, se chamaille avec une Diana DORS sur le point de devenir le sosie de DIVINE, et affronte avec flegme le cabotinage de Michael GOUGH.
La copie, en revanche, issue d'une VHS fatiguée, n'est pas de première fraîcheur. Mais c'était une request pressante de l'un des lecteurs du blog, et je ne pouvais lui refuser ce plaisir pervers...NEW : le lien vers le repack réalisé par Polo à partir de la bande son de mon VHSRip, et disponible sur "L'Univers Fantastique de la Science-Fiction" ! Un très grand merci à Polo !...
C'est ici -- mot de passe : UFSF
Extrait : Ça, c'est du générique !
jeudi 24 janvier 2013
THE NIGHT WALKER (Celui qui n'existait pas, William CASTLE, 1964)
Hadopiser ici, en TVRip et V.F.
Egalement disponible sur le site L'Univers Fantastique de la Science-Fiction.
Inscription à :
Articles (Atom)


















