mardi 22 janvier 2013

DES NEWS, DES QUESTIONS, ET UN REUP...


Bonjour à tou(te)s !
La nouvelle politique mise en action le 16 janvier par Rapidshare rend désormais tout fichier privé, et donc inaccessible au commun des hadopiseurs. Mes tentatives pour remédier au problème (merci à Lolococo pour les infos !) demeurent sans résultat, à cette heure. Il me semble évident que la situation préfigure un blocage total des comptes RS, à plus ou moins long terme, et je n'ai donc pas l'intention de renouveler un abonnement désormais inutile. Cela signifie que l'ensemble des liens proposés ici seront bientôt invalides (c'est déjà le cas, en fait), et que tous mes fichiers seront supprimés.
D'autres sites d'hébergement existent (Megaupload renaît même de ses cendres) et profitent de cette défection pour effectuer ce qui ressemble fort à un baroud d'honneur.
Ma volonté de partage reste intacte, mais quel hébergeur choisir ? Pour l'heure, je n'ai l'intention d'investir dans aucun d'eux, et je les utiliserai donc sur le mode de la gratuité -- de ce fait, les liens auront une validité temporaire. SMORGASBLOG n'étant pas un blog à l'audience écrasante, je suppose que cela devrait suffire aux habitués...
Vous trouverez ici un réup de Qu'est-il arrivé aux sœurs Hudson ?, pour faire plaisir à Lolococo... J'ai opté pour Uptobox, qui offre une vitesse d'hadopisation maximale aux "utilisateurs gratuits"...


Autre chose : ce début d'année 2013 s'annonce particulièrement chargé, entre les corrections de mon dernier manuscrit (un lourd pavé sur le cinéma Camp), la recherche d'éditeurs, et autres activités personnelles... J'en profite pour faire un peu d'auto-promo : ma première pièce de théâtre sera représentée au Théâtre du Nord-Ouest, Paris 9ème, du 31 janvier au 22 juin. Si cela vous tente, voici le programme de la saison... et, en fin de post, le tract avec dates et horaires des représentations...
Bref, le manque de temps va me contraindre à limiter mes activités sur SMORGASBLOG, sinon en terme d'échanges, du moins pour ce qui est de l'écriture d'articles. Je me contenterai donc, pour les prochains posts, et temporairement, de mettre en ligne photos et liens sans plus de commentaires sur les films, en attendant de pouvoir papoter à nouveau dans les mois à venir...
Avant-dernier point : je songeais à poster quelques films en VO, pour des œuvres devenues difficilement trouvables, récupérées sur des sites défunts (comme Froggy Flix) ou issues de ma collection personnelle. Est-ce que cela vous intéresse, ou préférez-vous que je me cantonne aux V.F. et versions sous-titrées ?...
Pour finir, et pour changer, une requête : voilà des années que je cherche à revoir, pour mon petit plaisir personnel, le film La Sorcière blanche, inédit en DVD. Quelqu'un pourrait-il m'indiquer un lien utile, ou partager un éventuel enregistrement du film, diffusé à La Dernière séance le 21 mai 1985 ?... Merci d'avance...


Au plaisir de lire vos commentaires...
Amitiés de BB...

dimanche 6 janvier 2013

THE VERDICT (Don SIEGEL, 1946)


 


Pour le premier post de l'année 2013, je vous propose un classique du thriller gothique, et le premier long-métrage de Don SIEGEL, The Verdict. Neuvième et dernière réunion du couple Peter LORRE/Sydney GREENSTREET, c'est à coup sûr l'une des plus mémorables de par son atmosphère délicieusement brumeuse et expressionniste, parfait écrin à l'alchimie de ces comédiens tour à tour inquiétants et suaves. 25 plateaux de la Warner furent employés à la reconstitution du Londres victorien. La photographie somptueuse de Ernest HALLER et la participation de quelques-uns des meilleurs seconds rôles de la Warner, spécialistes des personnages de "vilains distingués" (George COULOURIS, Paul CAVANAGH, Arthur SCHIELDS), firent de The Verdict la meilleure adaptation en date du roman de "chambre close" d'Israel ZANGWILL, "The Big Bow Mystery", déjà porté deux fois à l'écran (Perfect Crime et Crime Doctor).


Hadopiser ici, en TVRip (TCM) et V.O.S.T.


lundi 31 décembre 2012

FRANKENSTEIN ET LE LOUP-GAROU (Frankenstein & the Werewolf Reborn ! David DeCOTEAU, Jeff BURR, 2005)




Cette petite production Full Moon pleine de bonnes intentions est en fait composée de deux moyens-métrages, initialement prévus comme les coups d'envoi d'une série baptisée "Filmonsters". Le premier, consacré à Frankenstein, est réalisé par David DeCOTEAU, peu avant qu'il ne se lance dans l'horreur gay. Le second est l’œuvre de Jeff BURR, brillant auteur d'un Nuits sanglantes inoubliable, qui amorçait alors une période erratique dans la série B de pure commande. Tournées en Roumanie à la fin des années 1990, ces deux bandes se veulent un revival gothique en hommage à la Universal. Comme beaucoup de productions Charles BAND, elles possèdent un charme certain, une qualité artisanale aujourd'hui disparue, et une bonne dose d'humour pas toujours volontaire. Nous ne sommes pas là dans le domaine de l'opéra horrifique, plutôt de l'opérette...

BONNE ANNÉE 2013


Hadopiser ici, en prise télé et V.F.

dimanche 23 décembre 2012

DRACULA (Bill EAGLES, 2006) Téléfilm




La BBC livre une adaptation très moyenne (et très libre) du chef-d’œuvre de Bram STOKER, lorgnant vers l'atmosphère classieuse des mélodrames victoriens et y adjoignant un peu de sexe -- et de syphilis !
A voir principalement pour la performance de David SUCHET en Van Helsing, très différente des représentations habituelles du personnage.
 

JOYEUSES FÊTES
ET BONNE ANNÉE A TOU(TE)S !

Hadopiser ici, en prise télé (Sci Fi) et V.F.

samedi 24 novembre 2012

MORT D'UN PIGEON DANS BEETHOVEN STREET (Dead Pigeon on Beethoven Street, Samuel FULLER, 1971)




Durant son exil européen, Samuel FULLER posa sa caméra en Allemagne pour tourner ce modeste thriller financé par la télévision (il devait à l'origine constituer un épisode de la série Tatort), mais distribué en salles. C'est peut-être son film le plus obscur, longtemps difficile d'accès et rarement évoqué par la critique. Malgré quelques incohérences scénaristiques et une impression générale d'inaboutissement, il n'a pourtant rien de déshonorant. Composant avec un budget réduit et une distribution hétéroclite, FULLER joue la carte de l'ironie et compense par l'énergie des cadrages et du montage les faiblesses d'une intrigue peu originale.


Le détective Sandy (Glenn CORBETT) enquête sur une série de chantages visant des hommes politiques. Ceux-ci sont drogués par la jolie Christa (Christa LANG) et photographiés avec elle dans des positions compromettantes. Après l'assassinat de l'un de ses collègues, Sandy parvient à infiltrer l'organisation, dirigée par le machiavélique Mensur (Anton DIFFRING). Comme il se doit, il ne tarde pas à s'éprendre de Christa et à perdre de vue sa mission, ce qui lui vaudra de bien mauvaises surprises et de sérieux emmerdements.


Tout heureux de disposer d'un financement après deux ans d'inactivité et l'échec notoire de Shark !, FULLER ne tarda pas à déchanter lors du tournage, lorsqu'il réalisa que la production ne partageait ni ses ambitions, ni ses options distanciatrices. Il semble néanmoins avoir pris plaisir à jouer les touristes le long du Rhin, et à tourner dans quelques lieux qui lui tenaient à cœur, comme le Musée Beethoven de la ville de Bonn, dont il voulait également filmer le carnaval.


Voici quelques-uns de ses souvenirs, confiés à Jean NARBONI et Noël SIMSOLO dans le livre "Il était une fois... Samuel FULLER" (Ramsay, 1990) :

"La version originale a été montée pour les Etats-Unis. Mais la compagnie allemande, "Bavaria Atelier", n'y croyait pas. Ils la trouvaient insultante (...) Au générique, mes acteurs étaient habillés en clowns, ils regardaient la caméra, et faisaient un gag l'un après l'autre. Mon cameraman venait aussi lorsqu'on nommait son travail : "photographie de...". Pareil pour ma monteuse, dans la salle de montage. Et moi aussi, en clown ! Je disais : "Ceci est un carnaval, un cirque. C'est pour rire. Vous n'allez pas être blessé, public. C'est pour rire." En Allemagne, ils ne pouvaient pas supporter ça, parce que je m'y moquais d'eux. Le producteur adorait l'idée de "FUN", de rigolade. Il s'est battu pour la garder. Impossible. On y aurait trouvé la seule chose neuve que je voulais mettre dans cette histoire."

"Le premier jour de tournage, le cameraman est venu me voir : l'équipe ne connaissait pas le 35 mm. C'était peut-être une très bonne équipe de télévision, mais ils n'avaient absolument pas l'habitude des mouvements de caméra..."

"Ce qui m'intéressait le plus dans ce scénario, c'était l'idée que les politiciens sont la cible idéale des maîtres-chanteurs. Les millionnaires sont moins intéressants parce que plus difficiles à effrayer."

Au sein d'une distribution très inégale (Christa LANG, l'épouse de Samuel FULLER, est pathétiquement limitée, et Stéphane AUDRAN ridicule dans une courte apparition), on retrouve avec plaisir l'acteur de télévision Glenn CORBETT, que FULLER dirigea 12 ans plus tôt dans The Crimson Kimono, et surtout le fabuleux Anton DIFFRING, le Nazi préféré des cinéphiles et l'un des piliers du cinéma fantastique britannique, excellent dans le rôle du chef de l'organisation, aristocrate cynique épris d'escrime, en qui FULLER voyait le représentant d'une décadence "particulièrement européenne", celle qui s'exprime dans les "combats de gentlemen. La forme la plus basse de l'hypocrisie : ils se haïssent, et ils sont courtois." (Le duel final entre DIFFRING et CORBETT est un grand moment de comique involontaire).

Glenn CORBETT

Anton DIFFRING

Hadopiser ici, en VHSRip et V.F.

Extrait :